Histoire des Arts Martiaux Philippins

En 1521, Magellan, à la tête de cinq caravelles espagnoles, arrive aux philippines. Après avoir converti l’île de Cebu au catholicisme, il trouva la mort en tentant de soumettre l’île de Mactan. Ce fut le premier contact entre le monde occidental et les arts martiaux philippins.

En 1565, l’île de Mactan fut soumise après une étude des techniques martiales locales. Le catholicisme fut répandu dans le nord et le centre des îles. Le sud, majoritairement musulman, résistera pendant plus de 300 ans à l’influence espagnole.

Tout d’abord impressionnés puis inquiet par l’efficacité des arts martiaux philippins, les espagnols les interdirent officiellement à partir de 1764. Dès lors, la pratique devint secrète et se glissa même dans des danses traditionnelles.

A la fin du XIXème siècle, les philippins s’allièrent aux américains contre les espagnols afin de gagner leur indépendance, ils furent finalement « achetés » lors du pacte de Paris en 1898 par les USA…

Durant la seconde guerre mondiale, les philippins s’engagèrent aux côtés des américains contre l’invasion japonaise. Peu efficace avec des armes à feu, ils furent donc équipés de bolo (sabre philippin) avec lesquels ils résistèrent farouchement aux envahisseurs.

En 1946 fut signé le traité d’indépendance des Philippines. A partir de là, les arts martiaux philippins commencèrent à se diffuser plus largement, changeant même plus ou moins de forme pour s’adapter aux attentes des autres sociétés. De nombreux maîtres partirent à travers le monde, en particulier en Californie du Sud et à Hawaï.

Popularisé par Dan Inosanto dans les années 80 sous  le nom de Filipino Kali, les arts martiaux philippins rassemblent plus de 150 écoles dispersées sur la multitude d’îles des Philippines.

Puisqu’aux Philippines, avant le XXèmè siècle, il était rare qu’un pratiquant se promène sans une arme sur lui, c’est plus récemment que la pratique s’est étendue aux techniques à mains nues ou à la lutte. L’éducation commence donc avec les armes avant de raccourcir les longueurs et terminer à mains nues.

Olisi, Kali, Arnis sont autant de termes utilisés pour définir le bâton (pas toujours à juste titre d’ailleurs) dans la pratique des arts martiaux philippins. Ils peuvent être de longueur variable selon l’école qui l’utilise. Les techniques varient, les formes varient mais il y a toujours les principes de flot, de fluidité et de coordination qui rassemblent ces différentes approches sous l’appellation plus globale des Arts Martiaux Philippins.

Création et développement de l’Association

Après avoir étudié dans la région de Nantes auprès de Richard Foucret (Kempo, Jeet Kune Do et Arts Martiaux Philippins), Walid est descendu dans la région de Bordeaux. Après quelques années à chercher en vain à retrouver la voie qui lui correspondait, Richard Foucret lui a proposé de le soutenir dans la mise en place d’une association martiale.

C’est ainsi qu’est née l’Association Esprit Défense, afin de promouvoir et faire découvrir les Arts Martiaux Philippins dans le cadre d’apprentissage du Jeet Kune Do.

Depuis l’été 2011, Walid, encadre les cours des Self-Défense Philippine et supervise le développement global du club.

En 2013, Nicolas, Sportif pluri-disciplinaire, a découvert les Arts Martiaux Philippins au sein de l’Association Esprit Défense. A travers l’un des stages animé par Christophe Verdot, il s’est pris de passion pour le Pekiti Tirsia Kali qu’il étudie depuis.

Reconnu aujourd’hui par Bill McGrath comme Group Leader, et suivi par Christophe Verdot, il travaille à développer ses compétences et fait découvrir cette pratique aux membres de l’Association.

En 2017, Nicolas crée sa propre association sur le Pekiti Tirsia Kali et d’autres arts martiaux complémentaires, élargissant ainsi l’offre autour des Arts Martiaux Philippins dans la région.